Au pied de la Bonne Mère, l'IRSAM se lance dans le commerce de proximité en restauration avec sa première Entreprise Adaptée

L'association IRSAM, acteur du secteur médico-social depuis cent soixante-cinq ans à Marseille, vient d'ouvrir sa première Entreprise Adaptée. Baptisée « Le Répit de Notre-Dame », elle associe épicerie, café et restaurant au pied de la basilique de la Garde.
Six salariés en situation de handicap y travaillent depuis quelques semaines.
Le Répit de Notre-Dame, première Entreprise Adaptée de l'IRSAM
Au 66 rue Vauvenargues, sur la colline de Notre-Dame de la Garde, un tiers-lieu marseillais unique accueille ce nouveau projet. Le bâtiment appartient à la Villa Saint-Louis, un ensemble qui réunit un habitat inclusif et l'Entreprise Adaptée.
Le projet est porté par Julie Giraud, directrice d'établissement au sein de l'association IRSAM et pilote du projet Villa Saint-Louis, et par Édouard Brame, responsable du site, arrivé en avril 2026 pour la mise en route.
Reconnue d'utilité publique, l'association IRSAM gère 44 établissements, services et dispositifs en métropole et à La Réunion. Elle accompagne 4 809 enfants, adolescents ou adultes en situation de handicap, principalement sensoriel. Jusqu'ici, elle n'avait jamais créé d'Entreprise Adaptée : le Répit de Notre-Dame marque une première pour elle.
Une épicerie, un café et un restaurant au pied de la Bonne Mère
L'activité combine trois volets : une épicerie locale et solidaire, un café et un restaurant. La maison, dotée d'un jardin en restanque orienté à l'ouest, donne sur la ville et la rade de Marseille. Le lieu vise une clientèle de passage, attirée par la basilique voisine, l'un des sites les plus fréquentés de la ville. La structure propose aussi la privatisation de ses espaces pour des entreprises, des associations ou des particuliers avec une salle de réunion tout équipée qui peut accueillir jusqu'à 30 personnes, une source de revenus complémentaire.
Six salariés en situation de handicap au cœur du projet
Six salariés en situation de handicap occupent des postes d'agents polyvalents à temps partiel : service, cuisine, plonge, nettoyage. Un chef cuisinier et un chef de salle les encadrent au quotidien, aux côtés d'Édouard Brame, pour les accompagner dans la montée en compétences.
Un modèle économique encore à éprouver
Le projet démarre à petite échelle, avec une équipe restreinte et des postes à temps partiel. Son développement reste conditionné à la fréquentation : l'équipe pourrait s'étoffer si la clientèle répond présent, mais rien n'est acquis à ce stade. L'association envisage aussi de dupliquer le modèle sur d'autres sites, une perspective qui dépend, elle aussi, du succès commercial des premiers mois. La recherche de partenaires pour l'épicerie solidaire est également en cours. Pour une association dont le métier historique est l'accompagnement médico-social, tenir un commerce rentable relève d'un exercice différent.
« Notre devise, c'est qu'il y a toujours une solution », résument Julie Giraud, directrice d'établissement au sein de l'association IRSAM et pilote du projet Villa Saint-Louis, et Édouard Brame, responsable du site IRSAM Villa Saint-Louis.
Contact : Édouard Brame, responsable du site, ebrame@irsa.fr.