Budget 2026 : une baisse contenue, un niveau d’exigence qui augmente

Chères adhérentes, chers adhérents,
Les arbitrages budgétaires concernant les Entreprises Adaptées pour 2026 sont désormais connus. Après une dernière rencontre de l’UNEA avec la DGEFP pour défendre les intérêts des Entreprises Adaptées, le budget des aides au poste ne connaîtra finalement qu’une baisse d’environ 2,6 % par rapport à 2025, pour une programmation globale de 471,9 M€. Si cette baisse est réelle, elle reste nettement inférieure aux hypothèses initiales qui avaient été envisagées dans un premier temps. Cela représente près de 20 M€ qui ont pu être préservés pour les Entreprises Adaptées par rapport aux hypothèses initiales, soit plusieurs milliers d’emplois qui ont ainsi pu être sécurisés.
Dans un contexte marqué par une forte contrainte sur les finances publiques, la baisse globale de nombreux dispositifs d’emploi et un environnement économique et géopolitique incertain, ces arbitrages montrent que le modèle des Entreprises Adaptées est aujourd’hui identifié comme un dispositif structurant qu’il convient de préserver.
Pour autant, cette situation ouvre une nouvelle période pour les Entreprises Adaptées.
Une visibilité budgétaire plus tardive
De plus en plus, les notifications de dotations et les arbitrages budgétaires interviennent tardivement dans l’année, ce qui complique le pilotage pour les dirigeants d’Entreprises Adaptées. Cette réalité nous oblige collectivement à renforcer nos outils de pilotage, notre capacité d’anticipation et notre dialogue de gestion.
Un contexte économique plus exigeant
Dans le même temps, le contexte économique est plus tendu pour beaucoup d’entreprises, avec des marchés parfois plus difficiles, une concurrence accrue et des marges de manœuvre économiques qui se réduisent. Les Entreprises Adaptées doivent donc, plus que jamais, conjuguer performance économique et mission sociale.
Une attente renforcée sur les résultats et les parcours
Les échanges avec l’État montrent également une attente de plus en plus forte sur la qualité des parcours professionnels, les transitions vers l’emploi durable auprès des autres employeurs, les publics accompagnés et l’impact réel des crédits mobilisés.
La question posée n’est plus seulement celle des moyens, mais celle de l’impact des moyens.
Un enjeu majeur : l’optimisation de nos crédits
Dans ce contexte, l’optimisation de l’utilisation des crédits devient un enjeu central pour l’ensemble du réseau. Chaque aide au poste, chaque crédit engagé, chaque dispositif doit être mobilisé au service :
- de l’emploi durable des personnes en situation de handicap,
- de la solidité économique de nos entreprises,
- de la qualité des parcours professionnels.
Les travaux menés dans le cadre du groupe de travail « Performance » ont permis d’identifier plusieurs pistes d’amélioration concernant le pilotage des aides au poste afin d’optimiser l’utilisation des crédits alloués aux Entreprises Adaptées. Ces pistes doivent désormais constituer des priorités de travail pour notre réseau.
Une exigence accrue qui doit s’accompagner des moyens adaptés
Dans cette période, l’UNEA continuera également à porter un message de vigilance auprès de l’État sur la nécessaire cohérence entre les objectifs fixés aux Entreprises Adaptées et les moyens qui leur sont alloués.
La montée en exigence sur la qualité des parcours, les transitions vers l’emploi durable, l’accompagnement des publics les plus éloignés de l’emploi et la performance économique des structures est une évolution que nous comprenons et que nous partageons.
Elle devra toutefois s’accompagner d’une réflexion sur les moyens nécessaires pour atteindre ces objectifs, afin de garantir dans la durée la solidité du modèle des Entreprises Adaptées et la qualité de l’accompagnement proposé aux personnes en situation de handicap.
Une responsabilité collective
Dans la période qui s’ouvre, nous aurons collectivement à rappeler que les Entreprises Adaptées sont non seulement utiles socialement, mais également efficaces économiquement et pertinentes dans l’utilisation des crédits publics qui leur sont confiés.
Nous avons collectivement limité la baisse des budgets.
Nous devons maintenant collectivement démontrer l’efficacité et l’impact de chaque euro investi dans les Entreprises Adaptées.
C’est à cette condition que nous pourrons consolider durablement notre modèle et défendre son développement dans les années à venir.
Dans la période qui s’ouvre, l’avenir des Entreprises Adaptées dépendra autant de la performance de chaque entreprise que de notre capacité collective à être un réseau uni, structuré et force de proposition.
Continuons à porter collectivement ce qui fait la force de notre modèle :
L’Entreprise Adaptée, c’est la performance qui a du sens.
La Présidente de l'UNEA